FAQ

  • “Comment l’espéranto peut-elle être une langue si facile ?”

Dit de manière compliquée : car elle se repose sur un système de dérivation et d’affixes qui permet d’accélérer son apprentissage et de ne pas multiplier les racines inutiles.

Cela signifie, que au lieu d’avoir des mots comme “beau”, “bel”, “belle”, “bellement”, “beauté” qui transmettent la même idée mais sous différentes formes (adjectif/adverbe/nom), l’espéranto va partir d’une racine, comme “bel”, et lui rajouter à la fin “o” pour un nom, “a” pour un adjectif, “e” pour un adverbe, et “i” pour un verbe à l’infinitif. Dans notre exemple, cela donne : belo = beauté (le concept de beauté ou la chose belle), bela = beau/bel/belle, bele = bellement (à noter que ce mot n’existe pas en français), et “beli” signifierait “être beau”. L’intérêt principal est d’avoir une seule racine pour une même idée, ce qui n’est pas toujours le cas en français. Par exemple, si “help-o” veut dire “aide”, l’adjectif “helpa” pour “helpo” (et donc, pour “aide”) est auxiliaire. En français, il faut apprendre les deux, et en espéranto, uniquement “help”.

De plus, l’espéranto possède un grand nombre de préfixes (des trucs qui se rajoutent au début d’un mot) et de suffixes (des trucs qui se rajoutent à la fin d’un mot). Ainsi, “-ec-“ est un suffixe qui permet d’exprimer le concept associé à la racine, par exemple : “beleco” signifie “la beauté” (au sens de concept), où encore “verdeco” signifie “la verdeur” (le concept de vert, puisque “verda” signifie vert). Ou encore “mal-” qui est un préfixe permettant d’obtenir le contraire d’un mot, par exemple : malbela = moche . Et il existe beaucoup de préfixes et de suffixes (une quarantaine en tout). Et ça permet, à chaque fois qu’on apprend une racine, d’apprendre d’un coup plein d’autre mots (environ une vingtaine d’utiles). Pour plus d’informations, voici une liste des préfixes et une liste des suffixes.

Et il y a pleins d’autres raisons pour lesquelles l’espéranto est une langue facile, entre autres : sa prononciation est régulière (une lettre = un son) et sa conjugaison est totalement régulière.

  • “Combien de temps faut-il en moyenne pour apprendre l’espéranto ?”

Pour obtenir le niveau C1 (parler couramment, mais pas encore au niveau d’un natif), il faut généralement en moyenne entre 100 et 150 heures de travail, contre en moyenne 1500 heures pour l’anglais, et 2000 pour le français (ces nombres sont approximatifs).

  • “Combien y a-t-il de personnes qui parlent espéranto à travers le monde ?”

Le nombre exact est difficile à estimer. En effet, d’une part la communauté espérantophone est dispersée à travers le monde, et d’autre part, il est difficile de se mettre d’accord sur ce que signifie “parler une langue”. Est-ce la parler couramment et souvent ? Est-ce connaître les bases ? Est-ce capable de comprendre la langue ?

Malgré ces difficultés, le nombre d’espérantophones (personne qui parle espéranto) est au moins de l’ordre du million. Au moins 2 millions, voire jusqu’à 8 millions, selon la définition de “parler une langue” qu’on prend.

  • “Existe-t-il des personnes dont l’espéranto est la langue maternelle ?”

Oui. Généralement, il s’agit d’enfants dont les parents se sont connus via l’espéranto, et dont la langue maternelle n’est pas la même. (et dont la langue commune était donc l’esperanto).

Néanmoins, leur nombre est assez faible. (peut-être un peu plus d’une centaine à travers le monde, et cela ne fait qu’augmenter !)

  • “Est-ce que la littérature existe en espéranto ?”

Absolument ! Les œuvres sont d’ailleurs de deux types : celles originellement écrites en espéranto, et celles traduites, venant d’autres langues. Il est tout à fait possible d’avoir plusieurs bibliothèques remplies de livres en espéranto de très bonne qualité.

  • “Existe-t-il des insultes en espéranto ?”

Tout à fait ! Et le système de préfixes et de suffixes décrits rapidement plus haut permet d’en avoir des très inventives !