découvrir apprendre pratiquer agir

L’espéranto près de chez toi ! Ton code postal :

accueilplan du sitecalendriercontact

Accueil du site > L’espéranto > La culture > Littérature > Fabriquer une BD en espéranto

17 janvier 2006

BD

Fabriquer une BD en espéranto

Ça y est : le contrat avec l’éditeur est signé, la traduction est terminée, il ne reste plus qu’à fabriquer l’album. Explications en images de la fabrication du 2e album édité par Espéranto-Jeunes : « La Eta Spiru - Salutu la sinjorinon » (Le Petit Spirou : « Dis bonjour à la dame »).

Les fichiers originaux sont fournis par Dupuis, l’éditeur du Petit Spirou : un fichier au format Quark Xpress contenant les 48 pages de l’album, un autre pour la couverture, ainsi que toutes les images de l’album. Les images sont dans une définition élevée (1200 dpi), aussi est-il nécessaire d’avoir un ordinateur doté de sufisamment de mémoire (1 Go) pour pouvoir travailler sur ces fichiers plutôt volumineux.

Il faut aussi un logiciel de retouche d’image permettant de créer des effets de texte et des déformations d’images pour reproduire le lettrage d’origine.

faire une BD {JPEG} Chaque page de l’album se compose de trois images superposées :

  • une image contenant la couleur uniquement
  • une image contenant le dessin (traits noirs)
  • une image contenant le texte (en français dans les fichiers fournis par l’éditeur).

Lors de l’impression, les trois images sont superposées. Ceci permet d’imprimer en même temps des albums en langues différentes, car une seule des couches diffère dans chaque édition (ce qui permet de faire baisser les coûts de fabrication).

Chaque planche est traitée séparément. À l’aide du logiciel de retouche d’images, on travaille sur trois calques superposés : le dessin au trait qui permet de visualiser la structure de la planche, le texte en français que l’on rend translucide et qui sert de guide et un nouveau calque qui contiendra le texte en espéranto. Lorsque la page est terminée, c’est ce dernier calque que l’on enregistre et que l’on enverra à l’imprimeur.

On procède ainsi pour chaque planche, sans oublier la couverture. En tout, cela représente une demi-heure à une heure de travail par page... sans compter la relecture et les discussions avec les traducteurs. Une traduction peut en effet toujours être améliorée et de nouvelles idées jaillissent lors des relectures.

JPEG - 46.6 ko
superposition des planches

Pour faciliter le travail en équipe, nous avons recours à un wiki [1]. Ainsi, pour chaque page, les traducteurs et les relecteurs ont à leur disposition un espace où ils peuvent noter leurs remarques, leurs questions et prendre des décisions en commun.

Lorsque tout a été lu et relu, il ne reste plus qu’à assembler les images dans le fichier Xpress avant de l’envoyer à l’impression. C’est alors que l’on s’aperçoit que la 4e de couverture n’est pas encore tout à fait prête, qu’il faut rédiger le texte de présentation, générer le code barre, ne pas se tromper en recopiant le n° ISBN et relire attentivement le tout pour être sûr de ne pas avoir laissé de coquille !

Quelques semaines plus tard, l’éditeur nous envoie un Ozalid, c’est-à-dire une épreuve de contrôle qu’il faut valider avant le lancement de l’impression.

2 décembre 2005 : ça y est ! Nous avons le plaisir de feuilleter les albums qui viennent d’être livrés.

[1] Un wiki est un site web dynamique permettant à tout individu d’en modifier les pages à volonté. Wikipedia, l’encyclopédie en ligne, est le plus gros wiki du monde.

Cet article a été publié dans le JeunEspéranto Info 2005/3

Réalisé avec SPIP - Site hébergé par linguaforce